Dieu ne laisse jamais les plus faibles sans aide En mission, Cécile était Chargée de programmes et recherche de fonds

Je suis restée trois ans auprès de la Congrégation des Salésiens de Don Bosco à Lubumbashi. Pendant ma mission, j’ai appris que Dieu ne laisse jamais les plus faibles sans aide !

Je vais vous raconter l’histoire de « Prince et de l’araignée » :

Fin mai, au moment d’écrire mon premier rapport, je partageais nos soucis de trouver une solution pour Prince, ce petit garçon handicapé, abandonné par sa famille et qu’un hôpital avait déposé à Bakanja Ville. Ce qui nous faisait chaud au cœur, c’était de voir les progrès qu’il faisait petit-à-petit. Avec son caractère de battant, il se défendait bien et menait sa vie, très introvertie. Tout de même, où le placer ?

Des contacts avaient été pris avec l’association locale Balou qui fait un travail formidable avec des enfants handicapés. Ils avaient accepté de le prendre, mais à condition de prise en charge des frais, notamment médicaux. Lourde charge et demi-solution, d’autant plus que Balou ne garde pas les enfants durant les congés. Toutefois la procédure est engagée. En allant faire les démarches nécessaires auprès des affaires sociales, nos assistants sociaux découvrent avec surprise que Prince est connu des services et un contact familial est donné. L’espérance renaît. Hélas, il ne s’agit pas de la famille de Prince mais d’une famille d’accueil temporaire dans laquelle il serait resté à un certain moment. On parle à présent de le replacer dans l’hôpital qui l’avait soigné et recueilli pendant environ une année. Quelle anxiété, rien qu’à se souvenir de l’état dans lequel Prince nous avait été amené, et à imaginer ses perspectives de développement !

Et voilà que je me fais piquer par une araignée. Mauvaise piqûre, qui me rappelle un événement similaire en Asie qui aurait pu mal tourner. Sur la base des conseils prodigués à l’époque par les médecins, je préfère ne pas attendre trop longtemps et part donc voir la dottoressa Piera à la polyclinique salésienne Afia. Au bilan rien de grave, mais nous engageons une discussion. Dr Piera, une Italienne qui vit ici depuis 24 ans, me parle de ses chats et chiens, de la vingtaine d’enfants abandonnés qu’elle a récupérés au fil des ans un peu partout et dont elle s’occupe. De fil en aiguille, je lui parle de Prince, qui souffre d’épilepsie. Elle me dit de l’amener en consultation à la polyclinique. Chose dite, chose faite. Prince est pris en charge et soigné et montre rapidement des signes positifs d’amélioration, devenant plus vif et parfois même riant aux éclats en faisant le clown. Puis nous apprenons au bout de quelques semaines que Dr Piera a décidé de prendre Prince dans sa maison d’accueil, pour qu’il se développe dans un environnement normal. Piera avait même déjà trouvé une maman pour s’occuper exclusivement de lui. Quel bonheur et quelle générosité ! Vraiment, on voit bien que les plus vulnérables ne sont pas abandonnés.

Aux dernières nouvelles, Prince allait très bien, se montrant un joyeux compagnon bien intégré dans le groupe. Plus aucune crise épileptique. Bien qu’avec ses limites, notamment au niveau de la parole, Prince s’autonomise de plus en plus. Merci donc à la Providence, au Dr Piera… et à l’araignée qui m’a piquée !”

Partage ce souvenir

Pour partir en mission, il faut avoir un coeur ouvert et le désir de le faire grandir

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